L’argent des Africains : Babacar, journaliste et entrepreneur au Sénégal – 228 euros par mois

Dans l’argent des Africains de cette semaine, nous disséquons le train de vie de Babacar, qui mène plusieurs activités au Sénégal : d’un côté son métier de cœur, journaliste, et de l’autre son investissement pour l’avenir, un petit atelier de réparation mécanique.

Babacar aimerait créer son propre journal. Un mensuel, confie-t-il, qui serait diffusé dans la région de Saint-Louis et qui porterait sur l’actualité nationale voire internationale. Mais pour le moment il est encore en phase de découverte de la profession à Dakar, au sein de la rédaction de l’un des nombreux quotidiens du pays, L’AS.

Il a intégré ce journal en février 2016 grâce à un ami, et en décembre 2016 il est passé du statut de simple stagiaire à celui de reporter. Journaliste est son métier de cœur, une passion qui l’anime depuis l’adolescence : « J’ai animé le journal mensuel de mon lycée en tant que directeur de publication pendant plusieurs années », confie-t-il.

Le journalisme n’est cependant pas sa seule activité, il est aussi petit entrepreneur. Au sein de L’AS, il gagne 50 000 francs CFA par mois, soit 76 euros. Une somme qui ne suffit pas à couvrir ses besoins. « Dans le milieu médiatique, les patrons de presse ne payent pas », explique-t-il. Alors il a monté un atelier de réparation de voitures et de vente de matériel dans sa région d’origine, Saint-Louis. Cette seconde activité lui assure un train de vie correct lui rapportant en moyenne 100 000 francs CFA par mois, soit 152 euros.
Loyer : 46 euros

Babacar vit aujourd’hui à Dakar dans le quartier de Fass, à proximité de l’Université Cheikh Anta Diop, où il a suivi des études de droit pendant trois ans après l’obtention du baccalauréat. Il affirme mener une vie simple dans son quartier où il loue une chambre pour la somme de 46 euros par mois. Seul auparavant, il partage aujourd’hui son logement avec son grand-frère. Son principal souci est de gérer ses dépenses personnellement et en toute indépendance.

Il doit ainsi couvrir ses charges qui s’élèvent à 13 euros par mois, sa nourriture pour la somme de 75 euros et son forfait téléphonique de 9 euros. Ses déplacements jusqu’à son lieu de travail lui coûtent environ 9 euros par mois. « Une vie simple » qui se résume à se lever aux environs de six heures pour aller prier avant d’aller au travail, à effectuer des reportages la journée, souvent sur des questions politiques, et se reposer le week-end.

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